Mikami Kan

25 Décembre 2001, Mandala2, Tokyo, Japan

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Retour au Mandala2 après y avoir subit une première claque avec Knead. C'est cette fois pour Kan Mikami que je me rendais dans ce bar/salle de concert. Contrairement aux Ruins et Haino Keiji, Kan Mikami n'attire pas vraiment les foules, même au Japon. Pas plus d'une bonne dizaine de personnes étaient présentes en ce jour de Noël, pourtant non ferié au Japon.

Avant de pouvoir découvrir Kan Mikami sur scène, accompagné d'un batteur, le chanteur japonais Watanabe Masaru nous a offert un concert d'une heure. Seul au piano ou à la guitare, il a interprété un répertoire de chansons relativement classiques qui d'un Dylan japonais s'est vite transformé en un Sheller japonais. Sans grande originalité et souvent un peu trop sirupeuses à mon goût, il ne m'était de plus pas possible d'en apprécier les textes. Une entrée en matière tout juste sympathique pour accompagner ma bière en attendant le plat principal.

Lorsque débarque sur scène un japonais à l'allure sympathique, presque joviale, crâne rasé, léger embonpoint, chemise à motifs ouvertes sur un t-shirt blanc comme son pantalon et baskets aux pieds, j'ai un peu de mal à croire que ce soit bien là Kan Mikami. Pourtant, dès les premiers accords de guitare, le doute n'est plus permis. La prestation est tout simplement grandiose ! Kan Mikami est un chanteur et un guitariste exceptionnels et la puissance qu'il dégage n'a de rivale que la batterie incroyable de virtuosité de son compagnon au sein de Vajra, Toshi Ishizuka. Pendant plus d'une heure, les morceaux s'enchaînent sans temps morts, des plus intimistes, presques tristes, aux déchaînements de guitare aux accords tranchants et batterie folle, quasiment incontrolée.
On peut éventuellement reprocher une légère monotonie dans les morceaux mais entendre une telle voix n'a rien de lassant, surtout lorsque l'accompagnement musical est de cette qualité et que les musiciens s'investissent physiquement à ce point dans leur prestation. Un moment rare et un magnifique cadeau de noël !

texte & photos © zeni, janvier 2002